António Guterres (Secrétaire général de l’ONU) sur la Journée mondiale de l’environnement (2018)

La Méditerranée est ouverte sur l’océan Atlantique par le détroit de Gibraltar. Elle en est donc dépendante. On dit même que notre mer Méditerranée est un “mini océan“. Notre écosystème fonctionne comme un seul et même espace. Il est essentiel de considérer ce qui se trouve devant nos yeux, cette mer Méditerranée la plus polluée au monde, et de manière plus éloigné, l’océan, espace unique, dont nous avons besoin pour vivre et que nous appelons la planète bleue.

L’océan couvre plus de 70 % de la planète. L’océan est notre source de vie, soutenant la subsistance de l’humanité entière et celle de tous les autres organismes sur terre. L’océan produit au moins 50 % de l’oxygène de la planète et abrite la majeure partie de la biodiversité terrestre.Avec 90 % des populations de gros poissons déjà épuisées et 50 % des récifs coralliens détruits, nous prenons plus de l’océan que ce qui peut être reconstitué.

En 2021, la Journée mondiale de l’environnement a choisi le thème de « L’océan : vie et moyen de subsistance » et l’ONU A décidé de lancer une décennie de défis pour atteindre l’un des Objectifs de développement durable numéro 14 qui est celui qui vise à protéger les océans, les mers et les ressources marines d’ici à 2030.

Huit millions de tonnes de plastiques finissent dans les océans chaque année. « D’ici 2050, il y aura plus de plastique que de poissons dans la mer, […] des micro-plastiques sont désormais trouvés dans le sel et dans l’eau, […] chaque personne sur la planète est présumée avoir du plastique dans son corps », a déclaré Maria Fernanda Espinosa, présidente de l’Assemblée générale de l’ONU en décembre 2018. Elle précise que « 80 % des plastiques finissent dans les océans », c’est-à-dire « entre 8 et 12 millions de tonnes » par an. En 2017, l’ONU avait lancé une opération baptisée #OcéansPropres, destinée à éliminer – d’ici à 2022 – les micro-plastiques présents dans les cosmétiques et à limiter l’utilisation de plastique à usage unique. Il s’agissait d’une initiative prise lors du Sommet mondial sur les océans organisé à Bali (Indonésie).

L’ONU appelle à bannir le plastique à usage unique

Antonio Guterres, Secrétaire général de l’ONU, confirmait en 2018 cette préoccupation majeure pour l’avenir de notre planète. Au moins 8 millions de tonnes de plastiques finissent dans les océans, l’équivalent d’un camion à ordures complet chaque minute, causant la mort d’un million d’oiseaux de mer et de 100.000 mammifères marins. Le monde utilise 500 milliards de sacs en plastique chaque année et 50% du plastique que nous utilisons est à usage unique ou jetable. es bouteilles en plastiques sont aussi un gros problème puisque que nous consommons 1 million de bouteilles en plastique chaque minute. Le plastique représente 10% de tous les déchets que nous produisons.

2021, Décennie de l’océan : annonce des premières actions

À l’occasion de la Journée mondiale de l’océan, la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’UNESCO a annoncé les premières actions officiellement approuvées dans le cadre de la Décennie des Nations Unies pour l’océanologie au service du développement durable, 2021-2030 (la « Décennie de l’océan »). La Décennie de l’Océan a commencé le 1er janvier 2021. Il s’agit d’une initiative mondiale visant à approfondir nos connaissances scientifiques sur la mer et à protéger l’équilibre de l’océan. L’objectif est de soutenir la création des connaissances nécessaires à la protection de la biodiversité ainsi que le rôle central de l’océan dans la transition vers l’utilisation durable et équitable de ses ressources alors que nous faisons face aux réalités du changement climatique. Cette initiative vise à mobiliser la communauté scientifique, les décideurs politiques, les entreprises, et la société civile autour d’un programme commun de recherche et d’innovation technologique.

Annonce de la Décennie des sciences océaniques pour le développement durable – Audrey Azoulay

La Décennie de l’océan souhaite d’ici 2030 parvenir à :

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