Marie BARBIEUX

Une championne toute catégorie !

Tout petite déjà elle dessinait le monde marin quand elle partait en bateau avec ses parents. Elle est aujourd’hui docteure en océanographe.

Passionnée de water-polo, elle triple championne de France (Club LUC). Marie Barbieux va au bout de ses passions !

Retour sur un parcours exceptionnel*.

Bonjour Marie, peux tu nous expliquer cette passion pour les sciences de la mer  ?

J’ai eu cette passion lors d’un voyage en bateau avec mes parents de 14 à 16 ans. J’ai très vite su, en voyant les merveilles du monde marin et de la nature, que j’en ferais mon métier. Je dessinais déjà cet âge-là les poissons et oiseaux que je voyais tel un naturaliste ! Mon envie de devenir biologiste marin est venu à ce moment-là.

Puis lors de mon retour de voyage, j’ai appris le water-polo, qui était pour moi comme une évidence, car c’est un sport aquatique.

Tu décides donc très vite de te lancer dans des études d’océanographie ? 

Oui, tout à fait. J’ai intégré une licence de biologie à Caen puis je suis partie me spécialiser à l’université au Québec. Une fois diplômée en biologie, j’ai fait un stage en tant que bénévole à l’Observatoire océanographique de Villefranche-sur-mer pour apprendre l’océanographie.

J’ai ensuite intégré l’Université de la Sorbonne à Paris en master OEM « Océanographie et Environnements Marins » avec 6 mois de cours à Paris et 1 an et demi en immersion au laboratoire océanographique de Villefranche-sur-mer. Puis j’ai réalisé une thèse dans ce même laboratoire sur le phytoplancton, ces microalgues marines présentes dans l’océan qui effectuent la photosynthèse et contribuent pour moitié à la production primaire de l’oxygène de la planète. Un trésor qu’il faut absolument protéger !

Je poursuivais ma carrière professionnelle en parallèle dans le water-polo avec l’équipe nationale et l’équipe de Lille, championne de France en titre depuis 7 ans. Après ma thèse, qui vient de se finir, je suis revenue à Nice pour poursuivre mon aventure sportive (l’équipe de Nice a fini 1ère au classement la saison passée), replonger dans l’océanographie et devenir médiatrice scientifique !

Quel marathon ! Peux tu nous en dire plus sur le métier de médiatrice scientifique ?

J’enseigne de manière « vulgarisée » le savoir scientifique et océanographique au grand public et en particulier aux jeunes. Etre médiateur scientifique, c’est être le maillon essentiel entre scientifique et grand public.

J’ai participé au programme MEDITES porté par l’Université Nice Sophia Antipolis. Aujourd’hui, j’interviens à la Fête de la science, à la Fête du Port à Nice et également auprès de l’association “Les Petits Débrouillards”, une association qui fait découvrir la Science et le raisonnement scientifique à tout public.

Ce métier me permet de transmettre ma passion de l’Océan et de mesurer combien ce thème-là émerveille petits et grands qui ne se doutent pas des fonds sous-marin juste sous leurs pieds !<t

Ton parcours correspond totalement au projet de notre association : sensibiliser la jeunesse à ce qui nous entoure.
Souhaites-tu dire un mot sur la mer Méditerranée ?

La Méditerranée est un océan miniature. Les processus physico-chimiques et biologiques qui y prennent place sont les mêmes que ceux que l’on retrouve dans l’océan en général. La Méditerranée abrite un écosystème sublime et unique qu’il faut préserver absolument. J’ai eu la chance de partir en expédition en Méditerranée avec la Fondation Tara où j’ai pu sensibiliser les plus jeunes aux enjeux environnementaux actuels et notamment à la problématique des microplastiques et déchets en mer.

Un déchet que l’on jette ici, peut se retrouver dans n’importe quel pays du pourtours méditerranéen !

Un dernier mot pour nos jeunes qui souhaitent s’investir par le bénévolat pour la sauvegarde de l’environnement?

En tant que poloïste, j’ai surtout fait du bénévolat dans le cadre sportif. J’ai choisi le water-polo car c’est un sport d’équipe. Être bénévole c’est avant tout cela aussi : faire partie d’une équipe et faire de grandes choses ensemble.

Cela permet aussi de développer des compétences, de tester sa passion et de découvrir le monde professionnel. C’est très formateur et enrichissant. Je le recommande à tout le monde et particulièrement aux jeunes désireux de s’engager !

Merci Marie de nous avoir transmis tes passions. Je crois que ton parcours va inspirer nos lecteur et j’espère créera des vocations auprès des jeunes.

 Si tu veux en savoir plus, n’hésite pas à me poser des questions également à contact@odysseemed.org

Crédit photo sous l’eau : William Rhamey

*Depuis notre interview, Marie est devenue coordinatrice d’activité de l’antenne Alpes Maritimes de l’association Les Petits Débrouillards

Interview réalisée par Florence Moretti

08/2020