Le Diable de Méditerranée
symbole de l'association

Le Diable de Méditerranée, Mobula mobular, raie emblématique de la Grande Bleue, symbole de Odyssée Méditerranée

J’ai choisi ce symbole pour l’association pour deux raisons : les raies sont des espèces majestueuses qui nous transportent par leur élégance, tel un oiseau qui vole dans les eaux du monde. Elle apporte la sérénité et nous fascine. Elles ont la magie de nous rendre heureux quand elles passent silencieusement devant notre regard et disparaissent discrètement. L’autre raison est son extrême vulnérabilité et l’homme en est la cause. C’est  une espèce de méditerranée aujourd’hui menacée d’extinction.

 J’ai pensé ce logo pour éveiller les consciences et porter l’attention sur cette espèce afin de mieux la protéger.

 

Quelques explications de l’espèce :

 

La famille des rajidés (raie) compte plus de 650 espèces. 32 espèces de raies vivent en Méditerranée.

Le Diable de Méditerranée est l’une des 9 espèces du genre Mobula (famille des Myliobatidae) qui regroupe la plupart des raies marines et comprend la plus grande raie du règne animal : Mobula birostris avec ses 7 mètres d’envergure. Le Diable de Méditerranée peut mesurer jusqu’à 3m20 de diamètre et 2m10 de longueur.

Elles sont à tord appelées « raies aigle » qui est une autre espèce de Méditerranée (Myliobatis aquila). Contrairement à la plupart des raies, les Mobula mobular ne se déplacent pas sur le fond, ce sont des raies « volantes ». On les retrouve dans des eaux peu profondes ou à proximité de la surface à la recherche de macro-plancton, de petits poissons ou de crevettes. Leurs larges ailes, profilées pour leur nage, leur permettent de se déplacer aisément en pleine eau.

C’est un poisson cartilagineux avec un corps en forme de losange pourvu d’une queue longue et fine. Son dos est de couleur sombre avec une barre noire derrière la tête et le ventre est blanc.

Le spectre de leur disparition

Sa large tête est bordée par deux nageoires céphaliques qui sont des appendices situés autour de la bouche et qui l’aident à guider l’eau et à filtrer le plancton. Ces nageoires donnent aux raies l’aspect d’animaux à cornes qui est à l’origine de l’appellation de « diable des mers ». Ses branchies sont ventrales et ses yeux se trouvent de chaque côté de la tête en position latérale.

On la retrouve notamment en Méditerranée ou dans d’autres région du monde (cf carte). Elle vit en solitaire, en couple ou en petits groupes. Toutefois des regroupements massifs ont été observés. La reproduction est sexuée et la fécondation est interne. La femelle donne naissance à un seul nouveau-né. On ne connait pas vraiment leur espérance de vie, mais elle peut vivre au moins 15 années. L’UICN classe l’espèce dans la catégorie « en danger d’extinction ». C’est à ce jour l’une des raies « volantes » les plus menacées au monde. Les menaces principales sont : la pollution (déchets, rejets chimiques), la suractivité maritime qui causent les collisions avec les bateaux et peuvent être mortelles, les marées noires et la pêche. Elles sont aussi convoitées pour leurs branchies, très recherchée en médecine asiatique.

@Remerciements particuliers à Frédéric Bassemayousse et à Guy Stevens co-auteur du livre « Guide to the Manta & Devil rays of the world » pour leur préciseuse aide

Photographie en couverture de ©Frédéric Bassemayousse

Légende : Les zones plus sombres indiquent la présence confirmée de l'espèce. Les zones plus claires indiquent les zones géographiques où elles pourraient également se trouver.