Bonjour Guillaume, tu es un jeune entrepreneur écolo, peux-tu nous présenter ton parcours ?

Il y a 4 ans, j’ai développé une première marque de beeswrap en Australie qui s’appelle GreenCling Wraps (wraps : emballage réutilisable, bee : abeille). Une fois rentré en France, j’ai crée L’abeille qui emballe, le 2e label beeswrap 100% made in en France.

Le beewrap, c’est magique. C’est écologique, réutilisable, naturel, à la cire d’abeille, ça remplace les emballages en film plastique ou aluminium.
Mon entreprise participe à la préservation de l’environnement et sensibilise le grand public au respect du monde océanique. Cause fondamentale. Nous voulons dans le même temps soutenir l’économie locale en re-localisant toutes les activités qui peuvent l’être.

Qu’est-ce qui a motivé ton engagement ?

J’ai toujours eu un esprit à la fois entrepreunarial et écologique. Les deux sont complémentaires pour moi.
Lors de mes sorties en tant que coach de surf, j’allie toujours sport et sensibilisation à la nature autour de la stratégie des 3 R : Reduce, Reuse, Recycle. C’est un cercle vertueux facile à tenir.

Nous devons nous atteler à la diminution des plastiques qui finissent malheureusement en grande partie dans les océans. Quand je surfe, que ce soit dans la mer Méditerranée ou ailleurs dans le monde, je vois des déchets partout. C’est affolant.
Il y a du plastique, des pailles, des bidons d’huile, des bouteilles d’eau, des filets, beaucoup de canettes et de bouteilles de bière qui n’ont absolument rien à faire là.
Je constate que beaucoup de ces déchets viennent de la vente à emporter. La pêche industrielle et le tourisme de masse abandonnent également beaucoup de déchets sur les côtes qui fatalement finissent dans les mers.
Le constat est simple, la source de la pollution est toujours la même et elle est facilement évitable. En revalorisant les matières produites, en les recyclant ou en réutilisant nos objets, on peut tous stopper cette logique de l’usage unique.

L’habitude que nous avons prise de consommer et de jeter immédiatement est très nocive. Ce modèle n’est pas durable, il est crucial de reprendre des habitudes plus respectueuses de notre environnement et d’utiliser des matières locales et nobles. La cire d’abeille, la résine de pin que j’utilise pour mes beeswrap, c’est naturel et cela ne finira jamais dans l’océan.

D’où te vient cet attachement à la protection de notre environnement ?

Depuis gosse, je suis passionné de plongée, j’ai même longtemps rêvé d’être archéologue plongeur. J’ai toujours aimé être dans la nature, j’ai la chance d’avoir beaucoup voyagé, cela m’a donné cette curiosité, cette ouverture sur le monde et sur les problématiques environnementales.
Je veux que l’on puisse tous vivre dans un environnement sain et protégé.

A Bali, lors de ma formation pour devenir coach de surf, j’ai fait une épreuve à Kuta Beach, où il y avait des dizaines de sacs plastiques et déchets divers par mètre carré, des carcasses d’animaux et plein d’autres déchets. Un vrai désastre. 
C’était en décembre, la saison des moussons, et les rivières, extrêmement polluées se déversent dans les océans, polluant l’eau et saccageant des plages à la vitesse grand V.

Il est plus que temps d’agir, de protéger ce qui peut encore l’être, la nature bien sûr et nous les hommes, car c’est aussi un enjeu de santé publique, toutes nos erreurs ont des conséquences néfastes. Rien que la semaine dernière, avec mer propre on a sorti 1.000 kilos de pneus. C’est impossible de rester les bras croisés.

Nous avons tous un impact sur notre environnement, l’idée est d’abord d’en être conscient et d’en faire quelque chose, chacun à son niveau, en participant à des nettoyages de site, à des conférences, on avance chacun avec nos moyens vers un monde plus respectueux de la planète.

Tu es bénévole pour de nombreuses associations, peux-tu nous en dire un mot?

Oui, je suis devenu bénévole récemment car quand je surfais, je nettoyais tout seul, sans organisation, c’était comme vider la mer à la petite cuillère. J’ai compris qu’il faut s’associer pour faire davantage. Je me suis donc engagé depuis plus d’un an avec opération Mer Propre. Sur une opération commune, on peut ramasser des tonnes de déchets en une demi-journée. La force du nombre, dans la bonne humeur avec des moyens importants, c’est très motivant.
Tout le monde apporte ses compétences quelle qu’elles soient et participe à un mouvement de dépollution formidable. Je vous encourage tous à rejoindre une association.
On se sent moins isolé, c’est nécessaire de partager les engagements et de nourrir nos causes communes.
Ne perdons jamais de vu la beauté du monde qui nous entoure et sans lequel nous ne sommes rien. On ne le redira jamais assez, chaque geste compte, chaque objet naturel préféré au plastique ne devient pas un déchet toxique.
Préservons l’eau, apprenons à mieux la consommer, privilégions les objets d’occasion au produit neuf. Mangeons mieux, moins de produit sur-emballé, ce sont des conseils de bons sens que nous pouvons tous adopter.

Les jeunes s’engagent de plus en plus pour la protection de l’environnement, as-tu un conseil à leur faire passer ?

Oui, il faut suivre ses rêves, suivre son intuition.
J’étais diplômé en marketing, prédestiné à autre chose et puis j’ai ramassé des fruits en saison, ensuite je suis devenu prof de surf.

Le monde est vaste, les possibilités multiples.
Je me suis construit en cumulant des activités différentes et j’ai beaucoup appris, sur moi, sur les autres. Rejoindre une association et mener des actions collectives m’a fait grandir.


J’ai fait un DUT à l’ Université de Nice Sophia Antipolis, Technique de commercialisation, puis j’ai réalisé un stage en Afrique du Sud pour progresser en anglais. Puis, j’ai fait l’Institut de l’administration et des entreprises à Grenoble, qui est une école publique de commerce. J’ai fait ensuite une licence « management des entreprises et administrations », et fait un stage pour une école de surf à Los Angeles. Ensuite j’ai validé un master 1 « ingéniérie du marketing » à Grenoble, et un stage au Brésil dans un surf hostel puis un master 2 en ERASMUS à Lisbonne, avec un stage dans un surf camp au Panama. J’ai le goût du voyage, alors je suis parti trois ans, dont deux ans en Australie.
C’est en voyageant dans le monde que j’ai réalisé que je voulais développer une activité professionnelle en lien avec la protection de l’environnement.
J’ai créé une première marque MisterK street wear à l’âge de 17 ans.
Aujourd’hui, je réfléchis au développement d’autres produits écologiques. Ce n’est pas terminé.
J’ai lancé mon entreprise de manière très économique en achetant du matériel d’occasion et en m’entourant d’amis qui m’ont aidé à monter cette entreprise à moindre coût. Cela aide quant on débute. Alors je le redis aux jeunes qui nous lisent, il faut vivre ses rêves !

Si tu souhaites poser des questions à Guillaume, tu peux le contacter via Facebook

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code